Au seuil de la nuit blanche

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Éditeur :
Éditions de l’Aiguille (Étretat )

Thème :
Incertitudes devant la complexité de l’être et du monde, révolte et espérance

Critiques :
[…] Ces poèmes, écrits au jour le jour, gardent la trace ténue mais tenace d’instants de la vie[…] Une pensée est là qui s’éveille devant nous et dont nous partageons l’unique évidence : celle douce– amère de nos propres incertitudes.

                                                                                   Yoland Simon – quatrième de couverture

Chaque texte de ce recueil propose une réflexion sur cette « flânerie rêveuse » qu’est la vie,  « entre deux Tout, entre deux Rien » ; dans cette existence terrestre où nous jouons les   «Icares meurtris / Rescapés fous de rêves ». Le constat plutôt amer ne pousse pas à l’optimisme, en dépit des menus plaisirs qui jalonnent chaque parcours. « L’espérance, nous dit le poète, vire au vert de gris » dans des vies « pleines de riens »… Seule échappatoire : l’évasion. Pourquoi pas grâce à la poésie ? Tout cela est exprimé clairement, avec sobriété, dans une langue concise et en vers percutants.

Claude Le Roy – Les Lettres Normandes n°83

Daniel collin, le temps et les mots.
Il avait, paraît-il, la notation aussi rugueuse qu’un placage de rugbyman…De ce sport qu’il a longtemps pratiqué…Daniel Collin en a fait quasiment une philosophie de vie…Maintenant, sa cuirasse de professeur est raccrochée au portemanteau de la retraite. La portait-il vraiment, ce regard tendre, observateur bienveillant de ses ouailles adolescentes (Lycéennes, Amours croquées), auditeur fidèle des rencontres pour lire, gardien de la mémoire familiale, de celle des « gens de peu » qui, pourtant, vous construisent (Ombres portées) ?
Au seuil de la nuit blanche, titre de son dernier recueil, de poèmes, Daniel Collin met des mots sur ce temps qui glisse entre les doigts ; s’accroche à un sourire aussi exaltant que la promesse d’un bel essai.

Xavier Alexandre – Ouest-France – 14 mai 2009

Extraits :

« Je est un autre »…
Oh, Rimbaud ! « Je » est tant d’« autres »
En tel désordre
Qu’on ne sait par quel bout se prendre,
Par quel instinct se vivre,
En quel temps commencer !
Écartelé de mille désirs,
Assassinés de mille dégoûts,
Nos soubresauts sont ridicules
Et nous prenons nos spasmes pour des élans du cœur !

Dans les temps de pénombre
Où figent les idées,
Que les sentiments
s’essoufflent à cœur perdu,
Son sourire attentif en éclats dans ses yeux
S’avère éclair d’éternité,
Juste promise,
Jamais acquise, jamais assise,
Mais tenue suspendue à portée d’inquiétude
Pour réchauffer les soirs.

Coudre un rêve à
Un jour,
Une heure,
Une seconde,
Peut racheter une éternité
Mal engagée.

Caractéristiques :
45 pages
mai 2010
14€

Où acheter ?
Éditions de l’Aiguille 21, rue Notre– Dame – 76790 Étretat