Contes et mécomptes de tous les temps acides

Éditeur
Éditions Isoète (Cherbourg)

Thème
Satire de certaines manières d’être et de penser dans nos sociétés

Première de couverture de Contes et mécomptes...

Critiques de la presse
« …En huit nouvelles sous formes de contes à l’ironie kafkaïenne, l’écrivain projette un monde bien proche d’une réalité qui menace, voire se vérifie déjà. Bien que tenant entre six et quinze pages, chacune de ces nouvelles ne s’accommode pas d’un « zapping », devenu monnaie trop courante. Daniel Collin construit des phrases charpentées, aux mots pesés. Le moraliste à l’humour caustique est aussi un orfèvre de l’écriture. »

Xavier Alexandre – Ouest-France

« Un malaise citoyen », de l’aveu de l’auteur, a inspiré et justifié ces Contes et mécomptes, véritable brûlot lancé contre la société  égoïste et compassionnelle de notre temps. Révolte et sourire à la fois – c’est tout l’art de la satire. Sans l’accumulation qui caricature en forçant le trait à dessein, il y aurait à coup sûr de quoi frémir dans ces histoires cruelles où, en place d’eau de rose, les mots s’imprègnent d’acide sulfurique. Aucune ne « finit bien » , naturellement, c’est tout le mordant de l’humour féroce et de la dérision. Au – delà du plaisir de lire tout cela, à méditer tout de même !

Claude Le Roy – Les lettres Normandes n°88

Une relecture « savoureuse » de La Chèvre de Monsieur Seguin, une autre cruelle d’un conte des Mille et une nuits...D’une écriture roborative qui emprunte au registre du conte comme aux travers des discours des « communicants » ( formules creuses, slogans rapides, etc. ), Daniel, Collin pointe les travers de notre société de consommation et d’apparences. Ces Contes et mécomptes sont « nourris d’un malaise citoyen ». L’auteur a le sens de la formule et passe notre société au crible.

Nathalie Colleville– Livre/échange n°52

Extrait
Préambule inhabituel

Devrons-nous un jour regretter Antonin Artaud et son Théâtre de la Cruauté ? Nos sociétés de consommation rose bonbon ne parlent plus de « mère » ou de « père » mais bêlent « maman » et « papa » ; nos médias regorgent de jeunes femmes au joli décolleté qui s’adressent à nous d’une voix de petite fille à la désolante platitude ; nous nous penchons, avec la sollicitude pressée d’une malsaine curiosité, sur la moindre victime ; nous pleurons volontiers dans nos micros-trottoirs tels autant de micros-mouchoirs ; nous béons devant l’humanitaire, même s’il ne peut pas, le pauvre ! voir plus loin que le bout de son urgence ; nous tartinons notre quotidien de compassion à grandes louchées de cellules pour soutien psychologique…Et la misère s’accroît parallèlement aux revenus des plus riches ! Pour avoir remplacé la Lutte des Classes par les Restos du Cœur, je ne suis pas sûr que nos sociétés bien pensantes aient gagné au change. L’ « indispensable modernisation » selon la logique des financiers triomphants, dont on nous rebat les oreilles pour rogner ce que les gens modestes avaient durement réussi à obtenir de haute lutte, ne m’apparaît pas follement moderniste : il suffit de relire le début de Germinal pour s’en convaincre sans peine.

Puissent ces Contes et Mécomptes… nourris d’un malaise citoyen, faire sourire puis réfléchir un peu à certaines pratiques « sociétales » [sic] ; c’est tout ce que je leur souhaite.

Caractéristiques
96 pages
3 dessins de l’auteur
Deuxième trimestre 2010

Où acheter ?
Librairie Au Brouillon de Culture, 29 rue Saint-Sauveur -14000  Caen
Éditions OREP – 14400 Bayeux – www.orepeditions.com
Éditions Isoète – 24, le castel – 50840 Maupertus – www.isoete.fr