Lettres de rencontres

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Éditeur :
Isoète (Maupertus -50 )

Thème :
Comptes-rendus poétisés de quatre années des Rencontres Pour Lire, spectacles-lectures inventés par François de Cornière et destinés à mieux faire connaître des auteurs ou à en découvrir.

Critiques :
François de Cornière a fini par identifier quelques fidèles et, parmi eux, Daniel Collin, professeur de lettres qui a publié un livre ( aux Éditions Isoète ) dont chaque chapitre évoque une de ces Rencontres. « De l’infini au boudoir, écrit Daniel Collin. C’est un peu le parcours aléatoire auquel nous ont conviés régulièrement les choix de François de Cornière. »

Anne Grignon – Les petites choses de la vie – Cornière le passeur.
Le Nouvel Observateur – janvier 1998

Le livre veut précisément « témoigner que les échos perdurent quand on fait partager » De mai 1989 à mai 1992, de Claude Roy à Jacques Réda en  passant par Buzzati, Norge, Bobin…Daniel Collin se fait le reporter poète de belles rencontres vécues à quelques dizaines rassemblés comme en veillée dans feue la salle Brassens.[…] Sans cacher des rendez-vous parfois manqués…Daniel Collin fait surtout partager des passions.

Didier Marie (Ouest-France – 5 janvier 1998 )

Extraits :
Qui sait ce qui ,peut advenir quand on rencontre un auteur ou un texte ? Il arrive qu’on s’observe de loin, chacun restant sur son quant à soi ; ou bien on s’accepte, se laissant un temps bercer, puis l’intérêt se referme avec le livre lorsque le diseur se tait.[…] Et quelquefois c’est la surprise : le premier ébranlement avait créé des harmoniques dont on n’avait pas osé jouer, et cette voix se révèle somptueuse ou délicieuse, selon qu’elle vous a introduit au boudoir ou à l’infini. ( Introduction)

François est arrivé avec Lui, dans le soleil ; alors que la voiture passait devant moi, je l’ai reconnu tout de suite. Puis leurs silhouettes se sont détachées sur le trottoir ; celle de François, si caractéristique : un fin cheminot avec sa musette en bandoulière, la veste pendant du côté opposé ; la Sienne, celle d’un homme fluet que je m’étais imaginé plus grand – je ne pouvais L’imaginer que plus grand – un visage de Jean Cocteau, moins pointu, et le regard bleu pâle qui m’a créé aussitôt, là, sur le trottoir quand François m’a présenté.   (  Hors temps, hors champ – Claude Roy )

Croisé d’une croisade intérieure : « Où es-tu ? »
d’une quête de soi, d’une quête de soi en l’autre, infinie.
Sur son visage minéral, le dessin en X de certaines estampes japonaises : les noirs sourcils fournis, le long creux des joues que la barbe du soir accuse, convergent vers les deux yeux, au point précis que visent les tireurs d’élite. ( Le passé inflexible – Charles Juliet )

Grandeur de celle qui dit la vraie joie, le vrai bonheur ; car elle les sait fondés sur le désespoir attentif, sur le malheur aux aguets ; de celle qui affirme le ressort invulnérable et fragile d’une foi commune en la vie…
Andrée Chédid, au prénom d’homme, mais tellement femme, chair de femme, cœur de femme,«  Aimée » Chédid…

Daniel Collin

Caractéristiques :
78 pages
4é trimestre 1997
7,50€

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