Un point au bout de la ligne

Éditeur
Éditions Couleurs et Plumes ( 22290 – Tréméven )

Thème
Nos relations incertaines avec le temps qui passe, le temps qui s’arrête. Entrelacement de nos jours, de nos nuits, nos jeux avec la mort.

Un point au 001

Critiques
« Dans Au bord des lèvres, les pensées vagabondent et les tentatives de comprendre la mort – celle des êtres aimés, celle à venir – se contractent avec efficacité dans une écriture resserrée, économe de mots. Brève, la phrase de Daniel Collin a le tranchant de la faux qu’elle veut comprendre. Paradoxe, c’est cette même phrase qui apaise le tourment qu’elle dépeint : « Le soleil a dansé, le temps s’est allongé, le temps calme d’un livre.  »

Nathalie Colleville – livre/échange 13

« Recueil double, mais dont la finalité est semblable. Le second : Pourvu qu’un – gros – grain de sable s’interroge sur la dure condition de vivre. Il n’y a pas de désenchantement excessif, simplement une lucidité un peu âpre sur le temps qui fuit, et le présent éphémère au goulet du sablier. Le premier Au bord des lèvres est plus sombre et direct, on ne tourne pas autour du mot : la mort, qui vaincra quels que soient le combat, la bravoure et la résistance.  »

Jacmo – Décharge n° 156

« [ Un poète ] n’a-t-il pas à la fois, comme c’est le cas dans ce recueil, la lucidité et l’espérance intimement liées sous sa plume ? Tout s’achève ? Soit, mais « Une éternité à la petite semaine / C’est toujours bon à prendre… » Tout ne peut-il pas survenir ? Le poète entend bien « courir / Pour ignorer le sablier » même s’il admet que « L’espoir / Est un chien fou / Qui ne se couche jamais… » Qui sait ? « A l’infini / Tout est possible, / Ou impossible… / Qu’importe ! » […] Le poète exprime tout cela dans une langue sobre, presque désincarnée, mais bien apte à rendre le débat poignant et somme toute réconfortant. »

Claude Le Roy – Les Lettres Normandes n° 96

Prix et récompenses
Prix Albert Camus au 14e Concours Littéraire International du Centre Européen pour la Promotion des Arts et Lettres ( CEPAL ) – Année 2013.

Extraits
« Les morts n’ont pas la main douce
Quand ils posent un doigt sur nos plaies. »

« Chercher encore…
Pour savoir
Ou pour oublier.
Savoir quoi oublier,
Savoir quoi savoir. »

« Toute heure n’est pas bonne à prendre…
[…]
Mais qui dira le jour
Qu’il faudra
Couper court ? »

« Nous avons quelquefois l’impression
D’être aux lendemains de carnavals,
Avec des cavalcades
Plein la tête,
Des rires et des chants et des fanfares
Dont les murs se souviendraient, »

Caractéristiques
72 pages
mai 2012
15 €

Où acheter ?
Librairie Au Brouillon de Culture ( Caen )